Mettre le développement durable au cœur du processus décisionnel de l’entreprise

D’après une étude réalisée par le Boston Consulting Group, la pandémie a accéléré la prise de conscience des Français sur l’urgence climatique.  

La société évolue vers un modèle plus écologique : 84% des entreprises se sont fixé des objectifs quantitatifs pour leur contribution au développement durable ; elles sont tenues d’évaluer rapidement leur crédibilité en matière d’écologie et de faire du développement durable une de leurs priorités stratégiques. Pour y parvenir, une transparence totale est nécessaire.

 

  • Un processus décisionnel axé sur la durabilité 

Il existe de nombreux exemples d’organisations pionnières qui ouvrent la voie à des politiques durables, comme les initiatives visant à réduire les déchets, les produits chimiques dangereux issus du processus de fabrication par exemple.

Certaines marques s’efforcent d’éliminer progressivement les emballages plastiques et d’utiliser les stocks invendus pour produire du vert. 

Ce que toutes ces organisations ont en commun, c’est la volonté de prendre des décisions stratégiques durables et de fournir des moyens efficaces de contrôle des progrès et de leurs résultats. 

 

  • Construire les bases d’un processus décisionnel durable  

Prendre une décision en matière de durabilité implique de passer au crible les activités tout au long de la chaîne d’approvisionnement pour analyser leurs effets sur les émissions et les déchets produits. Cela passe par un changement d’état d’esprit dans lequel les chefs d’entreprise disposent des bonnes informations pour prendre des décisions éclairées et suivre les progrès réalisés en temps réel. 

Cet « idéal décisionnel » peut être atteint si l’on dispose de moyens opérationnels pour évaluer le positionnement d’une entreprise en matière de durabilité. L’objectif est d’avoir des indicateurs précis pour comprendre combien de produits utilisent des matériaux respectueux de l’environnement, quel pourcentage de l’énergie provient d’un fournisseur vert ou combien l’emballage plastique coûte par unité pour ne citer que ces exemples. 

Les données collectées doivent être analysées rapidement afin d’examiner quelques indicateurs clés de performance de haut niveau : l’utilisation du plastique par exemple, pour voir quels produits sont concernés, et combien sont vendus au cours d’une période. Cela permet une visibilité intéressante sur l’ampleur du changement à réaliser. 

Enfin, au-delà de l’optimisation éco-responsable des processus en cours, il est nécessaire de se projeter dans l’avenir et donc de planifier ses objectifs de durabilité. Pour parvenir à une décision stratégique, les entreprises doivent étudier les implications de chaque initiative. Si une entreprise souhaite lancer une nouvelle gamme de produits durables en vue de remplacer une ancienne gamme, il existe une multitude de facteurs à prendre en compte : Où les nouveaux produits seront-ils fabriqués ? Quel sera le coût unitaire des matériaux durables ? Quel serait l’impact sur le résultat net si la gamme de produits traditionnels était abandonnée ? L’emballage durable aura-t-il des répercussions sur le stockage ou le transport dans les entrepôts ? 

L’entreprise a besoin d’une vue d’ensemble avec des scénarios fondés sur des données réelles. Pouvoir mesurer l’impact des résultats potentiels permet aux équipes de direction d’effectuer un choix éclairé sur la voie à suivre, en fonction des objectifs de RSE.  

Le passage à des pratiques durables ne se fait pas du jour au lendemain. Il s’agit d’une évolution qui nécessite un engagement au plus haut niveau de l’entreprise et tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Alors que la société évolue et met l’accent sur le développement durable, les entreprises ont un rôle majeur à jouer pour l’avenir de la planète.   

 

Source : Cadre & Dirigeant