Quelles sont les différences entre le management en France et le management aux États-Unis ?

La France et les États-Unis possèdent des cultures différentes. Les disparités sont visibles dans plusieurs domaines, notamment dans les systèmes de management. Il peut être utile pour s’adapter lors d’échanges interculturels ou tout simplement pour pouvoir améliorer le management de votre entreprise de connaître ces différences.   

  • Le recrutement Management USA

Commençons par le commencement : le recrutement. Contrairement au processus de recrutement en France qui peut prendre un certain temps en raison de ses nombreuses étapes, postuler à l’annonce, passer un entretien téléphonique puis deux entretiens, parfois plus, les Américains, eux, optent pour un recrutement accéléré, et ce, en raison du droit du travail et du marché de l’emploi. En effet, les préavis sont de deux semaines seulement. De plus, avec la couverture chômage réduite au minimum et le marché tendu, ils n’ont pas d’autre choix que de perdre le moins de temps possible.   

Sans compter que les Américains, contrairement aux entreprises françaises, se concentrent plus sur les soft skills lors des entretiens. En effet, les « soft skills », ou qualités personnelles, sont très demandées. Le savoir-être et le travail de soi sont très importants. Aux États-Unis, il est courant d’entendre des questions comme : « Quels sont vos précédents échecs et quelles leçons en avez-vous tiré ? » 

  • La positivité   

Si vous vous intéressez un peu aux Américains, vous vous rendrez compte qu’ils sont très expressifs. Ils utilisent fréquemment des mots comme « amazing » ou « awesome » (« génial » ou « exceptionnel »), même pour des faits banals. Si cela peut paraître excessif pour les Français, ces débordements sont une bonne chose : l’enthousiasme est contagieux et si vous adoptez ce comportement, cela pourrait avoir des conséquences positives sur l’entreprise, sur votre équipe, et sur les résultats. Évitez le pessimisme ou le défaitisme, que ce soit dans votre attitude, ou même dans votre lexique.   

  • Le tutoiement  

Un simple concept grammatical peut influer sur toute une culture. En anglais, « you » traduit à la fois « tu » et « vous ». Cela permet de créer des liens cordiaux, simples dans les entreprises, mais aussi avec les clients.   

Cela modifie le rapport que les Américains ont avec la hiérarchie.   

En France au contraire, il est plus commun de vouvoyer ses supérieurs dans un souci de respect de la hiérarchie. C’est dû au fait que les Français estiment que, si une personne a obtenu une position de « chef », elle est légitime. Cela permet aux entreprises d’éviter des remises en question possibles du décideur et de garantir une unité à sa suite.   

  • La nuance des mots  

Contrairement aux Américains qui ont une communication très premier degré -où pour dire « oui » on dit « oui » et pour dire « non », on dit “non”- les Français, surtout en entreprise, ont une communication plus nuancée dans laquelle la subtilité est la règle.   

Par exemple, en France, on peut parler d’efficacité alors qu’en Amérique, on parlera de productivité. On peut dire que l’on travaille et que l’on a acquis son indépendance, là où les Américains parlent de gagner de l’argent.   

Attention, être franc et direct est différent d’être brusque ou cassant. Dans cette optique, la subtilité de la langue française permet de ne pas démotiver l’employé avec un ton trop sec.   

  • La personnalisation  

Lorsque l’on forme de nouveaux arrivants, nous avons tendance à mettre en place un programme commun à tous. De ce fait, tout le monde dispose des mêmes fondamentaux. Dans le management américain, les sessions personnalisées sont assez courantes avec, par exemple, des cas pratiques sur le terrain. Un coach est souvent délégué au sein de l’entreprise pour pouvoir accompagner la personne pendant sa période de transition.   

  • La collectivité versus la force de l’individu  

La société française met un point d’honneur à la « solidarité »  : le travail se fait souvent en équipe, dans une atmosphère d’entraide. En revanche, les anglophones eux, mettent en avant l’individu et les actions qu’il peut apporter à l’entreprise par ses performances. Pour eux, les actions individuelles sont un réel atout.  

  • Les fonctions d’un responsable  

Dans l’entreprise, le responsable américain a trois fonctions : manager, leader, coach. Il dirige l’équipe avec un budget et des objectifs, les mobilise vers la réalisation de ces derniers et développe les compétences de ses collaborateurs pour les aider à avancer dans leur carrière. Il endosse un rôle important de « décideur » auquel la décision finale revient le plus souvent.   

Cependant, ce n’est pas à lui de donner des ordres ou des indications.   

 Le management américain comme le management français a ses atouts et ses axes à améliorer. Il n’y a pas de système idéal. C’est le rôle du manager de se renseigner sur les différents styles de management et d’adapter son comportement à ce qu’il trouve juste et adapté à son équipe et son secteur.   

Source: Badgermapping